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Les cousins de la marquise

Un site doublement intéressant qui non seulement propose le téléchargement d'un logiciel "fait maison" (Gentree) mais en plus donne accès à une base de données sur les cousinages de Loire-Atlantique.

logo des cousins de la MarquiseRespublica : Quels sont vos centres d’intérêt ? Parlez-nous de votre passion.
 
Michel : Au départ, mon objectif n’était pas la généalogie. En tant qu’informaticien, je souhaitais apprendre un langage informatique, et je cherchais un exemple pratique. C’est ainsi que j’ai été amené à développer le logiciel Gentree, que j’ai distribué en Shareware, sans vraiment savoir ce que ça allait donner. La passion de la généalogie, même si le sujet m’intéressait au préalable, est en fait venu ensuite, un cousin m’ayant transmis le résultat de ses recherches, j’ai eu envie de m’y mettre moi aussi, et alimenter les branches qui me manquaient. Au départ, Internet était surtout un moyen de distribuer mon programme, mais il m’a permis de nouer des relations, et d’échanger des données avec d’autres internautes avec qui j’ai découvert des liens de parenté plus ou moins éloignés. C’est essentiellement par Généanet que j’ai réussi à entrer en contact, mais j’ai aussi beaucoup fréquenté à une époque fr.rec.genealogie. Le plus d’Internet, c’est bien entendu l’outil d’échange formidable, en particulier via les listes de diffusion, le plus efficace au niveau local.

Respublica : Quelle a été votre motivation pour créer votre propre site ?

Michel : Je me suis contenté dans un premier temps d’y déposer mon logiciel, mais je trouvais que c’était un peu limité, y ajouter son ascendance, c’est bien mais un peu statique. C’est ainsi que j’ai eu l’idée de formaliser et présenter les cousinages que j’avais identifiés avec les différentes personnes avec qui j’étais en contact. C’est donc ainsi qu’est née, fin 1999, la page des cousinages, regroupant au départ une poignée d’internautes de Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire. Le bouche à oreille aidant, le petit groupe d’origine s’est étoffé pour devenir en Novembre 2000 la communauté des « Cousins de la Marquise », qui compte maintenant plus d’une centaine de personnes, échangeant via une liste de diffusion dédiée à partir d’un support commun qu’est la base de la Marquise, et qui est la consolidation de toutes leurs ascendances. Le périmètre s’est un peu élargi, mordant un peu sur les départements limitrophes, mais la condition de base pour adhérer reste la même, à savoir, avoir des ascendants sur l’un de ces deux départements. Cette base, qui compte actuellement plus de 60000 références, a permis d’identifier plus de 1400 cousinages. Mais l’objectif, c’est avant tout de permettre à chacun d’avancer dans ses recherches et un cousinage, c’est aussi la mise en commun de ses informations sur une branche commune. Ce qui est d’ailleurs à noter, c’est que les participants s’identifient à cette base, et se font un devoir de me communiquer leurs dernières trouvailles, voir des découvertes qui concernent l’un ou l’autre des participants à l’opération. La base est d’ailleurs accessible sur le Web, mais certains participants n’ont pas souhaité qu’elle soit mise en libre-accès, le partage de ses données étant la condition pour y accéder. Des prolongements sont d’ailleurs prévus, puisque de virtuelle, la communauté va passer à un stade plus concret avec la première rencontre des Cousins de la Marquise le 20 octobre prochain, qui devrait être le prémisse d’un grand rassemblement prévu été 2002. Certains correspondants de la Réunion et du Canada ont même promis leur présence.

Respublica : Présentez nous votre site : quel est son contenu, son originalité ?

Michel : Le site n’est que la partie visible de l’activité de la communauté, qui se traduit par des graphes et des tableaux individuels ou géographiques de cousinages, non seulement d’ailleurs entre internautes mais également avec quelques invités plus illustres. Cette approche est complète, ce qui se fait par ailleurs avec CousinsGenWeb, les cousinages y étant par contre formellement identifiés. On y trouve également le résultat des échanges de la liste, comme cette page consacrée aux conséquences de la révolution sur nos ancêtres, car on ne se contente pas d’y échanger des ascendances, et l’histoire locale y occupe également une place de choix, replaçant ainsi nos ancêtres dans leur contexte.

Respublica : Avez vous des trucs et astuces à faire partager aux autres généalogistes ?
Michel : Toute expérience est unique, et j’avoue personnellement que je n’aurais jamais imaginé l’ampleur que prendrait le phénomène en si peu de temps, je reçois bientôt tous les jours des demandes pour y participer. Le seul truc que je peux donner, c’est de ne pas vouloir trop en faire au départ, rester modeste dans ses prétentions. Si le thème accroche, le reste viendra forcément. Je ne connais d’ailleurs pas d’expérience de cette nature ailleurs, mais si quelqu’un voulait se lancer dans un projet similaire, je suis prêt à le conseiller. La liste de diffusion est le prolongement normal d’un site Web fédérateur. Mais pour qu’une liste fonctionne bien, il faut y mettre de l’animation et ne pas hésiter à lancer des sujets de discussion lorsque vous sentez qu’elle s’endort. Je peux ainsi citer le cas de Jean-Claude Brialy, au départ, il y avait une ébauche sur 4 ou 5 générations, qui fut largement enrichie en quelques jours grâce aux apports des uns et des autres, ou certains thèmes comme la Révolution, concernant énormément de monde dans notre région.

Respublica: Quelles sont selon vous les particularités d’un site de généalogie et d’histoire de la famille.

Michel : Il y en a de toutes natures et on peut difficilement en tirer des généralités. Pour un particulier, les thèmes justifiant la création d’un site Web original ne sont pas légion, et la généalogie fait partie de ces sujets qui permettent de diffuser des informations qui n’appartiennent qu’à soi, mais peuvent bénéficier à toute une communauté. Maintenant, le contenu est extrêmement diversifié, et peut-on comparer un site où une personne s’est contentée d’exposer son ascendance, à un véritable portail familial comme on en trouve parfois, où l’information historique côtoie de véritables biographies familiales. Ce qui est amusant, c’est qu’on découvre que nos aînés font souvent preuve d’un talent insoupçonné, et certains retraités pourraient largement en remontrer à leurs petit-enfants.

Respublica : Quelle est la fréquence de la mise à jour ?

Michel : L’évolution du site est conditionnée par les données que je reçois, et il ne se passe guère de jour sans qu’il y ait à prendre en compte de nouvelles informations. En principe, les actualisations se font chaque semaine, avec une grosse mise à jour mensuelle.

Respublica : Pour conclure, que souhaiteriez-vous pour l’avenir de votre site ?

Michel : Ma principale crainte à l’heure actuelle, c’est surtout de me faire dépasser par le phénomène et de ne plus pouvoir continuer à assumer seul, car manifestement, je ne suis probablement encore qu’au début de l’aventure, quand on voit le nombre de généalogistes qui passent à Internet actuellement. Peut-être à terme, un nom de domaine spécifique, lamarquise.com, ce serait sympa !

Pour découvrir le site de généalogie familiale de Michel Potier, cliquez ici !

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